Société Volatile / Arnaud Verley & Philémon Vanorlé
Baraka, 2015
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LUN19H : Doneda / Lê Quan
Peter Orins solo

Concert
lundi 5 juin 2017 / 19h00 par Muzzix
7/5€ *
Muzzix Lun19h

A l’aplomb du vide. Le vide comme sérénité, à la fois prêt à disparaître et prêt à bondir.
Le vide se vidant. Le vide et toute notion de vacance et de vacuité s’effaçant dans l’étonnement de l’observation.

Mais aussi surgissement de l’acte sonore comme un acte électrique et chimique, organique.
Constater les conséquences du son actif.

Se tenir dans l’interstice entre l’acte négatif (défaire) et l’acte en négatif (non-faire), témoins et du silence et du son, de ce qu’ils font.
Eux seuls sont à l’oeuvre.

A l’aplomb du point invisible et ludique où le son agit et cesse d’agir, avant que ça fasse de la musique et à l’écoute de la musique que ça fait.
Une musique à la lisière, sans autre origine que celle de l’instant dont l’expérience - répétée, ressassée - a déposé un sédiment vivant.

Sans démêler l’air, la terre et la sensation de pesanteur, jouer à tout entendre dans la vélocité du mouvement double de l’acceptation et de l’esquive, soumis à la réalité de la matière.
Matière d’air, sans possibilité d’empreinte et d’appropriation, frémissant à peine, jamais perturbée.

Au premier contact avec l’écoute, non pas un air reconnu mais la reconnaissance d’une racine sans commencement.
Brutalité des formes, âpreté des textures, soudaineté des sursauts ? Il n’y a plus d’adjectifs.

Laisser l’écoute écouter.
Lê Quan Ninh, novembre 2014 - texte paru dans le livret du CD Aplomb

Michel Doneda (saxophones), Lê Quan Ninh (percussion)

rev2
Peter Orins a commencé a travaillé en solo en 2006, sur un dispositif de traitement électronique et aléatoire des sons acoustiques de la batterie avec le logiciel Pure Data, dispositif élaboré par Antoine Rousseau.
Ce projet a beaucoup évolué avec le temps, les différentes résidences et les concerts, notamment suite à la sortie du disque Empty Orchestras sortis en 2013 (Helix/Circum-Disc).
Le nouveau travail en solo sera quant à lui totalement acoustique, sans l’accompagnement et la transformation de l’électronique. S’intéressant depuis longtemps aux différentes textures sonores que l’on peut produire à partir d’une batterie, cherchant l’ambiguïté des timbres et de leur production, la saturation des sons ou les harmoniques propres à chaque percussion, Peter Orins souhaite ici mettre en lumière à la fois les bruits “microscopiques” des peaux ou des métaux frottés, frappés, préparés, à très faible puissance, et les pressions acoustiques ressenties lors d’un jeu de batterie à fort volume…

Peter Orins (batterie)

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