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L'APPAT DU GRAIN (exposition collective à l'espace le carré et à la malterie)

Exposition
Du jeudi 14 février / dimanche 13 avril 2008
L'appat du grain

L’APPÂT DU GRAIN
est une exposition collective qui réunit les oeuvres d’une dizaine d’artistes, dont une majorité entretient un lien privilégié avec la malterie.
Le projet consiste de prime abord à dessiner un pont, du sud au nord de la ville, entre les deux espaces d’expositions.
Car le grain, qu’il soit d’orge ou de blé, est le dénominateur commun à la malterie et à la Halle au Sucre, qui l’ont toutes deux stocké, entreposé, manipulé.
Issues de ce grain, les affinités électives des bâtiments se laissent appréhender : architectures industrielles en briques, époques respectives de construction et d’abandon... autant de caractéristiques qui dessinent le paysage d’une ville et témoignent de son histoire.
Dans ce contexte, l’appât du grain peut s’envisager comme une façon de recomposer une mémoire collective fragmentée dont l’oiseau, proie idéale, serait devenu le motif.
Mais l’appât du grain est surtout un projet qui s’amuse à confondre la fin et les moyens et se plait à établir un lien de simultanéité entre profit et préjudice. C’est pourquoi avec autant d’ironie que de mélancolie, l’exposition interroge également la conscience et l’incertitude de notre appartenance au monde.
La conscience dont il est question ici est celle du constat, que les artistes utilisent, souvent, comme principe liminaire. C’est par des procédés patients d’observation, d’immersion et d’échantillonnage, que des artistes comme Marina Rosselle ou Samuel Buckman s’attachent ainsi à sonder l’étant donné d’un contexte. L’image qu’ils en restituent, pleine d’incertain, de fortuit, d’indéterminé, d’infra mince et d’ultra sensibilité1, ébranle méthodiquement nos certitudes.
Plus sensibles aux ressorts de l’acception commune, c’est également sur la base d’une observation rigoureuse et d’une analyse fine que Valérie Vaubourg ou Emmanuelle Flandre élaborent leurs pièces : par le biais de rapprochements élémentaires ou de subtils camouflages, les deux artistes corrompent les lieux communs, usant de l’imitation comme d’un piège pour mieux permettre l’irruption de décalages radicaux.

Vue de l'exposition l'appat du grain à la malterie

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