Marion Brusley, Marie-johanna Cornut et Rémi Groussin

Accueilli en résidence : du lundi 2 avril au samedi 26 mai 2012

Depuis quelques années, la malterie propose au printemps un cadre spécifique d’accueil en résidence autour de projets artistiques de collaboration. Cette résidence vise à permettre à des artistes développant habituellement des pratiques individuelles indépendantes, de créer, d’échanger et d’expérimenter autour d’un projet commun, de se frotter aux principes de la collaboration artistique.

Cette résidence a réuni trois jeunes artistes toulousains et s'est organisée en collaboration avec la Quinzaine de l’Entorse. Leur résidence a consisté à développer des projets librement inspirés de l’univers des pratiques sportives, ses codes, ses objets, ses enjeux. Une pièce de chacun des artistes, créée à l'occasion de la résidence, est ainsi présentée dans l'exposition Sports Factory à la Gare Saint Sauveur du 11 mai au 2 septembre 2012.

A la malterie, les trois artistes ont davantage profité de l'espace comme celui d'un vestiaire où l'expérimentation a été le maître mot. Leurs recherches les ont ainsi amené à explorer les notions d'échec ou de fragilité, à détourner les règles ou les objets pour créer un pendant ironique à l'exploit et à la performance sportive, jouer de la transformation des objets. Ainsi le gradin de Remi Groussin est au bord de l'écroulement et appelle chacun à participer à sa chute, les balles de tennis sont morcelées, le tissage des raquettes de tennis réinventé, le punching ball s'écrase mollement au sol, les queues de billard entremêlées ou scindées à la manière de baguettes chinoises et des blocs de pierre affichent les logos des plus grandes marques sportives.

Furiani, Rémi Groussin

 

 

 

 

 

 

Pieces, balles de tennis déformées et floquées, Marion Brusley

 

 

 

 

 

Sac de frappe, Marie-Johanna Cornut

 

 

 

 

 

 

Sans titre, Marion Brusley et Marie-Johanna Cornut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rocks, Marion Brusley, pierres gravées

 

 

 

 

 

Sacs de sport, Remi Groussin

 

 

 

 

 

 Monotypes, Marie-Johanna Cornut

Lisez ici l'article paru sur la résidence.

Par ailleurs, tout au long de leur résidence, les trois artistes ont proposé à diverses occasions des versions, toutes différentes de leur performance Trial Art Fair, qui , dans le même esprit, joue de l'équilibre et de l'imprécision :

 

 

Lille Art Fair 2012, Centre d'arts visuels de Lille à loccasion de l'exposition L'Equilibre des forces, Gare St Sauveur

Marion Brusley explore dans son travail la signification à la fois publique et personnelle d’objets et d’activités empruntés à la culture populaire. Déployées en sculpture, installation et/ou performance, chacune de ses pièces interroge les types, les modes et la légitimité de nos productions, dans un jeu d’aller retour du sens et du non-sens.

Par des interventions simples, agrandissement, substitution de matériau ou encore re-contextualisation, le travail de Marie-Johanna Cornut s’attache à transformer les espaces par des ruptures de plans, la pose d’obstacles ou encore la surprise. En opérant des glissements de formes ou de sens, ses propositions participent de la performance, en utilise les ressources, et en analyse les traces qu’il laisse sur les choses ou les êtres..

Après avoir travaillé autour de la performance, développé des installations, des dessins, des vidéos et des sculptures, Rémi Groussin met en place des projets dans lesquels il fait intervenir différentes pratiques. «(…)Il s’empare du domaine cheap comme un flibustier entreprend de revendre son trésor. Sa démarche recontextualise ainsi une certaine nullité contemporaine et entraîne les valeurs d’usage sur les traces de leur propre vulgarité». Lucille Uhlrich